Toutes les mentions de Jean Dion
Jean Dion écrit pour le Devoir, chronique au Sportnographe, clavarde avec nous pendant les matchs de Canadien, donne son opinion à Infoman, et a maintenant un blogue à lui tout seul. Jean Dion est multiplateforme.
En 1968, la Ligne nationale de baseball accorde une franchise à la ville de Montréal bien qu’il n’y ait pas de propriétaire(s) en vue ni de stade adéquat. Charles Bronfman arrivera à la rescousse, et le parc Jarry sera agrandi. Les Expos, ainsi nommés en l’honneur d’Expo 67, connaîtront plusieurs années de misère avant de devenir bons et, au début de la décennie 1980, plus populaires que Canadien. Nos Expos n’ont participé aux séries qu’une seule fois, en 1981, et la vie n’a pas été juste avec eux quand, en 1994, ils avaient la meilleure équipe des lignes majeures mais la fin de la saison et les éliminatoires ont été annulées à cause d’une grève des joueurs. Nos Expos sont morts au terme de la saison 2004 alors que l’équipe a déménagé à Washington, et il ne reste plus d’eux qu’une bannière au plafond du Centre Bell Téléphone et Youppi.
- Pierre Trudel 360
- Guillaume St-Onge déguste du Gatorade
- Gisèle Lamothe et l’histoire des Olympiques d’hiver
- Jean Dion et son Wikipédion
- Bob le Chef nous fait de belles recettes
- Réal Munger et l’herméneutique de la Ligne de garage
- Fred Savard chante Alouette
- Piquette et la typologie des experts sportifs
- Paul sur le tapis rouge de « Pour toujours Canadien »
- Les Trois Accords à la Ligne du vieux poil
Le demi-fond des choses avec Jean Dion, aux 15 minutes de l’heure sur Radio-Canada Sport Amateur.
Depuis les années 1920, la Ligne nationale est le seul circuit de hockey majeur en Amérique du Nord. Mais en 1972, le monopole est brisé avec la création de l’Association mondiale, qui réussit à attirer à l’aide de ses beaux dollars plusieurs joueurs de prestige, dont Bobby Hull, Gerry Cheevers, Jean-Claude Tremblay et Bernard Parent. À ses tout débuts, l’AMH octroie une franchise aux Sharks de San Francisco, mais l’équipe n’est pas viable et elle doit déménager avant d’avoir disputé son premier match: elle deviendra le Nordiques, une club à la glorieuse histoire qui remporte la coupe Avco en 1977. L’AMH, qui a expérimenté une foule de trucs comme des rondelles bleues ou rouges et des bandes transparentes, est dissoute au terme de la saison 1978-79 et quatre de ses formations sont intégrées à la Ligne nationale, soit Québec, Hartford, Winnipeg et Edmonton.
En 1967, l’année de l’amour, la Ligne nationale, qui fonctionnait avec juste six équipes depuis un quart de siècle, constate qu’il y a de l’argent à faire avec la TV et que si elle veut un gros contrat de TV aux States — et aussi éviter qu’une ligne rivale ne voie le jour —, il faut qu’elle occupe un plus grand nombre de marchés. Elle accorde donc des franchises à Philadelphie, Pittsburgh, Minnesota, St. Louis, Los Angeles et Oakland. Toutes ces nouvelles équipes sont placées dans la même division, ce qui assure que l’une d’entre elles atteindra la finale pour l’obtention de la Stanley. Résultat: les Blues se rendront à la série ultime trois fois de suite, se faisant chaque fois ramasser en quatre par Canadien, Canadien et le Boston. Le Flyers deviendra le premier club de l’expansion à gagner la coupe, en 1974.
Hé ben, on dirait que les restaurants MADISONS NEW YORK GRILL & BAR utilisent dans LEUR pub la même musique que celle de NOTRE Wikipédion. Ceci est un sacrilège.
Bientôt en magasin.
Religion nationale du Canada, le hockey sur glace s’est développé aux alentours de la Nouvelle-Écosse en intégrant des ingrédients de la crosse que pratiquaient les Micmacs et de divers jeux d’origine irlandaise. Mais c’est à Montréal qu’a eu lieu le premier match officiel entre des étudiants de l’université McGill en 1875, même si certains esprits chagrins prétendent que cela s’est produit à Halifax ou à Kingston et même si le Temple de la renommée est situé de façon tout à fait absurde à Toronto. James George Aylwin Creighton, un ingénieur néo-écossais, est celui qui a fait découvrir le sport aux Montréalais, ensuite de quoi il est allé à Ottawa où il s’est lié d’amitié avec William et Arthur Stanley, fils du gouverneur général qui sentait tellement la coupe qu’il a décidé d’en donner une au meilleur club. L’équipe qui a gagné le plus grand nombre de Stanley dans son existence historique est Canadien.
Eh oui, comme chaque année que Robert Gainey nous amène, c’est le moment de s’adonner au jeu des prédictions. On se souvient qu’il y a deux ans, nous avions été les seuls à prédire que Canadien finirait premier dans l’Est [...]
Selon la rumeur populaire, le golf est un sport de détente, mais il présente une particularité: tant qu’on ne le maîtrise pas pleinement, il induit une quantité phénoménale de frustration dans la région, ce qui peut s’avérer mauvais pour la santé et donc contribuer à un engorgement accru des salles d’urgence. Probablement inventé aux Pays-Bas, où il y a beaucoup de plans d’eau juste pour ennuyer le joueur, le golf a été popularisé en Écosse, où, pour faire changement, les fosses de sable sont innombrables. Les balles ont tour à tour été faites de cuir, de bois, puis d’élastiques achetés en vrac. Le golf peut se vanter d’être, avec le saut en longueur, le seul sport à avoir été pratiqué sur la Lune, où on dénombre beaucoup de trous. Les plus vieux se souviendront que James Bond avait battu Goldfinger au golf, ce qui lui avait valu un lingot d’or mais aussi bien des péripéties, si excitantes qu’on a décidé d’en faire un film.
Le basketball a été inventé par un Canadien, mais aux États-Unis, ce qui en dit long sur les vertus du libre-échange. En 1891, l’Ontarien James Naismith, qui avait notamment étudié à l’université McGill, cherchait très fort un moyen de faire pratiquer à ses jeunes du YMCA de Springfield (Massachusetts) un sport d’intérieur pendant les longs hivers néo-anglais. L’eurêka se produisit lorsqu’un collègue lui présenta deux paniers de pêches — selon des sources discutables, on hésita longtemps entre «basketball» et «peachball» pour désigner la nouvelle discipline — dans lesquels on pourrait lancer quelque chose, un ballon de soccer par exemple. Grâce au réseau des YMCA, le basket s’est rapidement développé aux États, et il est appru en démonstration aux Jeux olympiques dès 1904. Le tout premier match, disputé le 21 décembre 1891, s’est terminé 1-0, ce qui tend à montrer que Michael Jordan n’était pas là.
Le football américain se distingue du football pas américain — ce qui n’inclut pas le football canadien — en ce que, en dépit de son appellation, il se joue assez peu avec les pieds. Le paradoxe est d’ailleurs d’autant plus frappant que les botteurs sont souvent considérés comme n’étant pas de vrais joueurs. Cela dit, on doit admirer une certaine logique dans le concept : considérant la forme ovale de l’objet ballon, si on jouait au football américain uniquement avec les pieds, le spectacle serait, avouons-le, plutôt déplorable. Bien que les quarts-arrières, les porteurs de ballon et les receveurs de passes reçoivent toute la publicité et l’amour des fans, les véritables héros de la discipline sont les membres de la ligne à l’attaque. Ils sont les plus gros, ils mènent une perpétuelle bataille de tranchées anonyme, et leur présence évite qu’on ait à compter les bateaux. Selon certaines sources, quand le football américain se disputait avec pas de casque, le logo de l’équipe était étampé directement de chaque côté de la tête des joueurs, sauf pour les Browns de Cleveland qui se faisaient simplement teindre en jaune orange.
Cette semaine dedans votre radio :
- Vidons-la don’ la question s’improvisent astrologues
- Piquette et les ethnies dans le discours sportif
- Josée Bossée nous parle d’affaires de madames
- Pierre Trudel 360
- Fyodor Fyodorovitch raconte Jonathan Boutin
- Jean Dion et la NFL
- Christian Rock se fait aller le bras de fer
- Annie Villeneuve à la Ligne du vieux poil
Première Chaîne de Radio-Canada, Vendredi 19h, rediffusion dimanche 23h.
- Pierre Trudel 360
- Guillaume St-Onge déguste du Gatorade
- Gisèle Lamothe et l’histoire des Olympiques d’hiver
- Jean Dion et son Wikipédion
- Bob le Chef nous fait de belles recettes
- Réal Munger et l’herméneutique de la Ligne de garage
- Fred Savard chante Alouette
- Piquette et la typologie des experts sportifs
- Paul sur le tapis rouge de « Pour toujours Canadien »
- Les Trois Accords à la Ligne du vieux poil
S'abonner à la baladodiffusion (infos).
La rumeur du moment :
Cammalleri, Plekanec contre Streit, Tavares, Okposo et des considérations futures